BURIDANE

Barje, barjot, barré. Selon le dictionnaire d’argot, traiter quelqu’un de barje c’est le considérer comme une personne déraisonnable, hors du commun, et qui n’hésite pas à prendre des risques. Voilà une définition qui sied si bien à Buridane qu’elle l’a prise au mot dans le titre de son nouvel album : Barje Endurance.

On retrouve dans ce deuxième album sa griffe vocale singulière enrichie de choeurs aériens, et ces plages à l’acoustique épurée, cette fois parsemées de touches électro et de rythmiques qui peuvent parfois évoquer hip hop et slam.

Lorsqu’elle est apparue il y a cinq ans, elfe blond aux allures enfantines et au grain de voix à la sensualité mutine, on s’est dit que cette jeune fille là allait trouver naturellement sa place au milieu des "chanteuses à guitare" du paysage français. Sauf que oui... et non. Car si le single "Badaboum" a bien fait les beaux soirs des radios et des télés, c’était peut-être pour mieux camoufler le reste : des chansons intrépides à la plume incisive, à la tendre noirceur et à l’urgence éperdue, à la fois ombre et lumière, ange et démon. Après tout, elle avait annoncé la couleur dès l’intitulé de son premier opus : Pas Fragile...

Ce qui fait aussi et surtout la particularité de Buridane, ce sont les textes, à la densité poétique et au souffle du vécu, lettres émouvantes et prières épiques, constats entre lucidité et autodérision, aux thèmes en forme de catharsis à la fois intime et universelle.

Plus d’infos : http://buridane-officiel.com/